Un hôtel particulier Belle Époque et une tour de treize étages partagent une piscine à la romaine bordée de jardins soignés, à Recoleta. Après une rénovation de cinquante millions de dollars, le thème équestre s'affirme—sculptures de chevaux au galop, Pony Line Lounge habillé de cuir où se retrouvent les habitués. Le restaurant Elena propose du bœuf kobe argentin rôti à la broche, tandis que le Cielo Spa baigné de lumière décline des soins aux accents de vin et de tango.
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Où Dormir
Palais Belle Époque des années 1930 relié à une tour contemporaine épurée, le Palacio Duhau offre un service de majordome à chaque client et abrite le spa le plus complet de Buenos Aires, doté d'une piscine de vingt-cinq mètres. Ses jardins en terrasses comptent parmi les adresses les plus prisées de la ville pour un verre en soirée, tandis qu'une galerie souterraine expose des artistes argentins contemporains.
Dans un ancien entrepôt à grains en briques de Manchester, Philippe Starck a façonné un univers de marbre noir et de velours rouge sur le front de mer de Puerto Madero. Les salles de bains vitrées dévoilent d'imposantes baignoires sur pieds derrière des rideaux cramoisis. Un cabaret accueille des spectacles de tango contemporain, tandis que le spa propose hammam, bain turc et soins holistiques. L'école du « bien vivre » dispense cours de tango et dégustations œnologiques.
Colonnes de marbre, dorures et lustres en cristal composent le décor Louis XVI de ce palace néoclassique de 1932, ancré sur l'avenue la plus élégante de Recoleta. Des majordomes gantés de blanc orchestrent un service irréprochable, des petits-déjeuners aux tasses dorées aux bains parfumés Hermès. La piscine chauffée du onzième étage surplombe Buenos Aires, tandis que le hammam et le bassin à galets du spa prolongent l'art de vivre porteño.
Installé dans un hôtel particulier Belle Époque du quartier résidentiel de Recoleta, l'Algodon Mansion compte dix suites uniques avec service de majordome, les plus prestigieuses disposant d'un chef personnel. Le toit-terrasse abrite piscine, jacuzzi et le Davidoff Lounge, rare bar à cigares en plein air proposant cognacs d'exception. L'Algodon Wine Bar met à l'honneur les vins du domaine de Mendoza et la cuisine argentine.
Palais néoclassique restauré sur les pavés du quartier historique de San Isidro, l'Hotel del Casco conserve ses murs de briques apparentes, lustres anciens et tapisseries d'époque. Vingt chambres habillées de coton égyptien et de baignoires sur pieds donnent sur un patio central, tandis qu'un spa avec sauna et piscine saisonnière agrémente les jardins paysagers. La Casa del Casco, villa indépendante de quatre chambres avec piscine privée, séduit familles et groupes en quête d'intimité.
Sur cette estancia de sept chambres convertie en hôtel de charme, les chevaux paissent à portée de regard tandis que les hôtes se réveillent sous des plafonds aux poutres d'origine ornés de toiles peintes par le propriétaire artiste. La piscine disparaît sous l'ombre d'arbres centenaires, et les dîners familiaux célèbrent l'asado argentin et les produits du domaine — une retraite champêtre d'une élégance sans affectation.
Héritier contemporain du légendaire Alvear Palace, cet établissement décline l'excellence familiale dans un registre résolument moderne. Les espaces communs baignés de lumière exposent œuvres d'art et marbres étincelants, tandis que les chambres cultivent le raffinement tactile : draps en coton égyptien, vastes baignoires en marbre, murs texturés. Le spa avec hammam, jacuzzi et sauna complète l'offre, aux côtés d'un bar élégant prisé en fin de journée.
Le marbre blanc envahit chaque recoin de cette adresse confidentielle de Recoleta aux onze chambres habillées de cuir et de textiles artisanaux. En cuisine, un ancien chef d'El Bulli orchestre une table avant-gardiste sous un arbre intérieur. Le concierge tout compris organise visites d'estancias et matchs de polo, tandis que la terrasse sur le toit, rare privilège ici, dévoile Buenos Aires entre vignes grimpantes et sofas.
Onze chambres rendent hommage à onze figures mythiques argentines, d'Eva Perón à la danseuse de tango Tita Merello, à travers affiches anciennes, guitares d'époque et objets chinés. Dans cette maison de ville de Palermo Viejo, parquets cirés et canapés de cuir composent une atmosphère de bibliothèque raffinée. Le patio intérieur, paré de tons chocolat et bordeaux, accueille les soirées au coin du feu ; les suites Lujo ajoutent un jacuzzi privé.
Où Manger
Derrière le Pasaje del Correo, dans le quartier de Recoleta, le chef Gonzalo Aramburu orchestre un menu surprise de dix-huit services récompensé de deux étoiles Michelin. Depuis sa cuisine ouverte, il décline une gastronomie argentine contemporaine où le bœuf Angus côtoie un taco d'algue ulva. L'expérience se prolonge à l'étage pour le dessert et les digestifs, dans un cadre plus feutré.
Gabriel Oggero a bâti son étoilé autour de produits issus de pêcheurs artisanaux et de petits producteurs, sublimant huîtres et fruits de mer sur braises de bois et charbon. Le potager en toiture, distingué par une Étoile Verte, nourrit une cuisine où le canard laqué côtoie les crustacés les plus fins. Dans un loft contemporain baigné d'une lumière tamisée, chaque dîner prend des allures de tête-à-tête soigné.
Pablo Rivero porte la viande dans ses veines : grand-mère bouchère, parents éleveurs. Cette filiation nourrit la parrilla la plus renommée d'Argentine, où les races Hereford et Angus subissent un affinage mixte exclusif avant de rencontrer le gril en V—le charbon de quebracho blanc libère une fumée pure, jamais altérée par la graisse. Étoile Michelin et Étoile Verte pour l'élevage régénératif scellent l'engagement; la cave argentine recèle des raretés.
Onze convives seulement prennent place autour d'un comptoir unique en cèdre, dans le quartier de Villa Crespo, où le chef Tomás Treschanski déploie un savoir-faire forgé chez Azurmendi, Frantzén et l'ancien 108 de Copenhague. Son menu dégustation en quinze temps célèbre les produits argentins de saison à travers émulsions, mousses et cuissons lentes. À l'étage, un laboratoire de recherche nourrit une créativité en perpétuel renouvellement.
Derrière une porte anonyme de Palermo, seize convives prennent place à vingt-et-une heures autour de tables parées de cristal pour un menu en dix-sept services. Le chef-propriétaire traverse régulièrement la salle, commentant des assiettes aux accents franco-italiens : veau aux asperges, truite fumée aux amandes, Saint-Jacques nappées d'une crème citronnée. L'accord mets-vins libère de toute décision, laissant place au pur plaisir de la table.
Dans une ancienne fabrique de siphons du quartier Chacarita, cette table étoilée verte Michelin dispose ses convives autour d'un grill ouvert où s'élaborent des assiettes à partager d'inspiration guaraní. Poissons de rivière — surubí, patí — et légumes biologiques cultivés à la ferme maison composent une carte précise, complétée par des viandes proposées à trois cuissons exactes. Cave à vins et boulangerie artisanale prolongent l'expérience.
Au sein du Park Hyatt, une cave à fromages vitrée et des étagères chargées de grands crus argentins accueillent les convives. La parrilla règne ici : côtes de bœuf généreuses, épaule d'agneau confite, mais aussi assiettes végétales soignées. Une terrasse ombragée ouvre sur les jardins par de grandes portes cintrées, tandis que la purée fumée au beurre s'impose comme accompagnement incontournable de ce repaire gastronomique.
Derrière une porte anonyme de Villa Crespo, le chef Pablo Park orchestre une expérience intimiste au comptoir pour vingt convives. Son menu dégustation Han évolue au fil des saisons, tandis que le Mandu cérémoniel—ravioli de langue de bœuf jang-jorim, kimchi blanc et patate douce violette—ancre ce répertoire coréen contemporain. Un jardin vertical et un hanbok traditionnel composent un décor théâtral.
Dans son bistrot de Villa Crespo, le chef Julio Martín Baez cultive une cuisine « indie » où la liberté créative s'exprime à travers des assiettes précises et affirmées. Moules en escabèche safrané, ramen aux cordyceps et bouillon d'aubergine composent une carte resserrée, rythmée par les micro-saisons. Les légumes, herbes et jeunes pousses tiennent ici le premier rôle, portés par des saveurs franches, acidulées et épicées.
Questions Fréquentes
Quels quartiers de Buenos Aires privilégier pour se promener à pied ?
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San Telmo offre les balades les plus gratifiantes, notamment le long de la rue Defensa où le marché aux antiquités du dimanche s'étend sur plusieurs pâtés de maisons. Le quadrillage compact de Palermo Soho se prête parfaitement à la flânerie entre boutiques et cafés. Les larges trottoirs de Recoleta relient les principaux sites culturels. La Boca se visite de jour pour les façades colorées du Caminito, mais les alentours demandent plus de vigilance.
Quels sont les horaires des repas à Buenos Aires ?
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Les Porteños mangent tard selon les standards internationaux. Le déjeuner commence vers 13h et peut s'étirer jusqu'à 16h. Pour le dîner, réserver avant 21h vous identifie comme touriste — les locaux arrivent entre 22h et minuit. Beaucoup de restaurants n'ouvrent pas avant 20h30. Le dimanche, ce rythme s'avance : les asados familiaux débutent en milieu d'après-midi.
Quelle est la meilleure saison pour visiter Buenos Aires ?
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L'automne argentin, de mars à mai, apporte des températures douces et une lumière dorée filtrant à travers les platanes. Le printemps (septembre à novembre) voit les jacarandas peindre les rues en violet. L'été (décembre à février) pousse les Porteños vers la côte, laissant une ville plus calme mais des températures dépassant régulièrement 35°C. L'hiver reste clément comparé aux standards européens.
Buenos Aires se déploie en barrios aux personnalités architecturales distinctes. Les hôtels de Recoleta occupent d'anciens palais Belle Époque, avec leurs halls en marbre et leurs terrasses donnant sur le cimetière où repose Evita. Palermo se subdivise : les rues pavées de Palermo Soho alignent d'anciennes casas chorizo converties en maisons d'hôtes intimistes, tandis que Palermo Hollywood attire une clientèle plus jeune dans ses anciens entrepôts réaménagés. À San Telmo, les façades coloniales écaillées dissimulent des établissements de charme derrière de lourdes portes en bois, leurs patios intérieurs plantés de jasmin.
La culture gastronomique porteña se prolonge tard dans la nuit. On se met rarement à table avant 22h, et les parrillas de Costanera Norte servent l'asado bien après minuit. La tradition des cafés notables perdure dans des établissements centenaires où les habitués passent des heures devant un cortado et des medialunas. Les puertas cerradas — restaurants secrets installés dans des maisons particulières — se sont multipliés à Palermo et Villa Crespo. Le vin coule sans interruption : Malbec de Mendoza principalement, mais les sommeliers défendent désormais les Pinot Noir de Patagonie et les Torrontés d'altitude de Salta.
